F | D

Wildermeth, Maria Margaretha (1777-1839)

Originaire de Bienne. Née le 231 février 1777 à Bienne. Décédée le 11 mars 1839 à Beaumont (Berne). Fille d’Alexandre Wildermeth (1737-1800)2 et de Marguerite de Treytorrens (1736-1782). Célibataire. Huit frères et sœurs.


Gouvernante, épistolière.


Après le décès de sa mère en 1782, son père se remarie en 1788 avec Anne Marie Calame (1766-1796) et la famille déménage à Perles (Pieterlen). À la mort de son père en 1800, W. obtient un poste de gouvernante auprès la famille Dönhoff, probablement grâce à la recommandation de Charles Dapples (1758-1842), un parent. Durant cinq ans, elle est chargée de l’éducation de leur fille Angélique, non sans tensions avec la comtesse Dönhoff au sujet de la formation de l’enfant.

En 1805, le roi de Prusse Frédéric III et la reine Louise cherchent une gouvernante pour leur fille aînée, la princesse Frédérique-Charlotte-Wilhelmine (1798-1860), future tsarine Alexandra Fjodorowa (Feodorovna). W. est engagée à l'issue d'une entrevue discrète. Il est probable que liens préexistants entre la maison royale prussienne et le père de W. aient joué en faveur de ce choix. Préceptrice de la princesse, W. se rapproche d'elle jusqu'à devenir une personne de confiance dès 1814. Elle l'accompagnera notamment en Russie à l’occasion de son mariage avec le grand-duc Nicolas, célébré le 13 juillet 1817.

Fin 1817, W. s’installe à Berlin, où elle réside plusieurs années et participe à la vie culturelle, notamment aux salons littéraires féminins. Elle effectue des séjours occasionnels en Suisse, à Bienne, ainsi qu’en Russie, principalement à l’occasion de naissances au sein de la famille impériale.

En 1827/1828, elle est décorée de l’Ordre de Sainte-Catherine, distinction prestigieuse réservée aux dames d’honneur de la cour impériale russe. En 1829, W. retourne définitivement en Suisse où elle acquiert la propriété Beaumont en 1830. Elle y passe ses dernières années, entre activités sociales, correspondance avec des membres de maisons nobles et anciens amis, et réceptions de visiteurs.

En 1838, elle rencontre pour la dernière fois Alexandra Fjodorowa, secrètement, à Bregenz.

Son activité de préceptrice donne lieu à des liens durables avec ses élèves, notamment Angélique Dönhoff, et la princesse Charlotte, ainsi qu’à d’autres relations personnelles et sociales, dont certaines sont mises en valeur dans sa correspondance.

Notes

  1. La date de naissance selon Tosato-Rigo/Wick-Werder est le 22 février 1777.
  2. Variante du patronyme : Wildermett.

    Son petit-neveu Siegmund Heinrich Wildermeth (1801-1883) et son épouse Johanna Esther Schneider-Wildermeth (1799-1873) ont fait don de leur fortune commune pour fonder l'hôpital pédiatrique Wildermeth à Bienne.

Auteur·trice du texte original: Nathalie Wüthrich, 09/03/2026

Fonds d’archives

Bibliographie

Littérature

  • Danièle Tosato-Rigo et Margrit Wick-Werder, Marguerite Wildermeth. Une gouvernante biennoise les entre les cours de Berlin et de Saint-Pétersbourg, Intervalles, n° 128, 2024.
  • Société vaudoise de généalogie, Recueil de généalogies vaudoises, t. 2, Lausanne, 1914, p. 48 et 50.

Liens

Liens complémentaires sur des femmes de la région

Généalogie

Historisches Familienlexikon der Schweiz:


Antoine Simoneton dans Geanet:

Encyclopédie

Historisch-Topographisches Lexikon

Presse

Suggestion de citation

Nathalie Wüthrich, «Wildermeth, Maria Margaretha (1777-1839)», Dictionnaire du Jura (DIJU), https://dictionnaire-du-jura.ch/f/notices/detail/1004068-wildermeth-maria-margaretha-1777-1839, consulté le 01/04/2026.

Notices récemment consultées

Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience sur notre site. En continuant à naviguer, vous acceptez notre utilisation des cookies.